18 Apr 2018

La coalition demande à Akufo-Addo d’éclaircir sa position

Au cours de son énième conférence de presse ce mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition dit avoir saisi le gouvernement togolais de son projet à manifester la semaine prochaine, après la répression dont ont fait l’objet les manifestations des 11, 12 et 14 avril derniers.

Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, le facilitateur, a également été saisi par ce regroupement de partis politiques, afin qu’il éclaircisse sa position sur la suspension des manifestations que les protagonistes de la crise politique togolaise ont concédé au 3ème round du dialogue.

« Nous attendons du facilitateur qu’il s’exprime et qu’il précise quelles sont ses intentions par rapport aux recommandations qu’il a faites sur la suspension des manifestations. Aujourd’hui, il y a une contradiction entre notre compréhension de ces recommandations et la manière dont le régime les interprète. Il est temps que le facilitateur nous situe sur le sens qu’il donne à ses recommandations », a déclaré à la fin de la conférence de presse, Nathaniel Olympio, président par intérim du Parti des Togolais.

Brigitte Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de lac coalition, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition se sont attardés sur la répression dont ont fait objet leur militants et sympathisants au cours des dernières manifestations.

« Avec ces actes posés par le régime, nous voyons qu’il est très difficile, avec une voie pacifique, d’espérer la résolution de la crise. Nous sommes supposés être en plein dialogue mais la violence d’Etat, les intimidations, la répression des manifestations pacifiques sont toujours le lot quotidien de leurs comportements », a ajouté le grand-frère d’Alberto Olympio.

Le chef de file de l’opposition a donné les raisons qui l’ont poussé à se rendre à l’hôtel 2 février le samedi au soir, une information dans laquelle certains journaux entrevoient la trahison des 13 autres leaders de la coalition. Selon M. Fabre, ce déplacement a été fait sur interpellation de la coordinatrice de la coalition contactée par le ministre ghanéen, Albert Kan-Dapaah, représentant son président au Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO à Lomé.

« Je n’ai rencontré aucun chef d’Etat. Je suis allé à l’hôtel pour rencontrer le ministre ghanéen qui a souhaité me voir pour me faire le point du Sommet », a-t-il relevé.

Pour information, la répression des manifestations donne, selon la coalition, 1 mort, 174 blessés dont 92 en état grave parmi lesquels on trouve des femmes et des enfants, 253 arrestations dont 227 personnes libérées et 26 personnes déposées en prison.

Cette répression, note la coalition des 14, dénote un ‘gangstérisme d’Etat’. Elle prévient : « le peuple togolais n’acceptera jamais de se voir déposséder son droit constitutionnel à manifester ».

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