17 Mar 2018

Atchadam invite le Nigeria à intervenir militairement au Togo

Le dialogue est utilisé par le pouvoir de Faure Gnassingbé comme un ‘dispositif de freinage de l’élan du peuple vers la liberté retrouvée’. C’est ce que dit le leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, dans un audio comme il sait le faire à la veille de chaque manifestation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

Pour lui, par le dialogue ouvert le 19 février et dont les travaux sont suspendus, le régime en place cherche à anéantir l’élan du peuple. Pour s’en convaincre, M. Atchadam se dit fort de deux (2) arguments : la non-réalisation des  mesures d’apaisement, malgré l’insistance personnelle des chefs d’Etat et l’absence de discussion sérieuse autour de la question du retour à la Constitution de 1992 et l’effectivité du droit de vote de la diaspora.

« Face à cette situation, et puisque le pouvoir ne nous laisse pas le choix, nous nous trouvons dans l’obligation de reprendre les manifestations. La patience du peuple a ses limites. Et face à l’entêtement du pouvoir, la conduite parallèle ou simultanée des discussions et des manifestations n’est pas à exclure », a-t-il déclaré.

Autrement dit, la coalition de l’opposition n’arrêtera pour rien au monde ses manifestations. Les discussions se feront au même moment que le dialogue, insiste-t-il.

Pour le leader du PNP, le cas du Togo est l’occasion pour l’Afrique d’envoyer un signal fort au monde entier qu’il a définitivement tourné le dos à la dictature, y compris par la force. Il invite dès lors les puissances militaires  à intervenir militairement au Togo, pour faire quitter le régime de Faure Gnassingbé le pouvoir qu’il tient depuis plus de 50 ans, afin, dit-il, d’éviter aux peuples africains les transitions sanglantes vers la démocratie. «Il est temps que la force de la première puissance militaire de l’Afrique de l’ouest soit posée comme la force des peuples faibles de la sous-région », propose-t-il.

Il invite également les Etats de la sous-région ouest africaine les plus avancés en matière de démocratie à appuyer cette force. Il s’agit, selon lui,  « d’imposer le droit par la force ».

Pour justifier cette position, Tikpi Atchadam explique qu’en politique, les opportunités sont des denrées hautement périssables. Et donc, il faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud.  

Pour rappel, la coalition des 14 partis reprend ses manifestations de rue la semaine prochaine. Prévues pour se dérouler sur 4 jours sur toute l'étendue du territoire, ces marches débutent le mardi 20 mars pour se terminer le samedi 24. Le leader du PNP appelle les populations à se joindre massivement à ces manifestations. 

Read 2343 times
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…