29 Apr 2017

Absence de réformes politiques au Togo : L’UFC se défend et accuse le CAR et l’ANC

Depuis la dernière sortie médiatique de Gilchrist Olympio il y a quelques jours, l’Union des forces de changement (UFC) semble avoir trouvé la recette contre ce qui constitue l’épine sous ses pieds : l’accord historique signé en mai 2010 avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT), aujourd’hui Union pour la République (UNIR). Un accord qui avait suscité un grand tollé dans la société togolaise.

Conséquence de cette volte-face politique, de 27 députés aux élections législatives de 2007, le « Détia » n’a pu recueillir que 3 députés aux dernières législatives en 2013.

Mais depuis quelques jours, les sorties médiatiques des ténors de l’UFC deviennent de plus en plus nombreuses. Le parti au gouvernement mais qui se réclame toujours de l’opposition essaie de faire comprendre à l’opinion que l’accord avec le parti au pouvoir a bel et bien produit ses résultats en six (6) mois comme prévu.

Cependant, si les réformes politiques inscrites en lettres d’or dans l’Accord politique du 20 août 2006 n’ont pas été réalisées, disent les responsables de l’UFC, ce n’est plus la faute du parti de l’ancien emblématique opposant togolais mais celles des autres partis de l’opposition comme le Comité d’action pour le renouveau (CAR) et l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

L’UFC cite à témoin le communiqué du comité de suivi de l’accord politique, signé le 27 novembre 2010. Dans ce document, a encore annoncé ce dimanche sur les ondes d’une radio, le Secrétaire général de l’UFC, Sambiani Djimongou, il est écrit que le RPT et l’UFC sont arrivés à « rapprocher les points de vue sur les questions suivantes » : la durée du mandat présidentiel, le mode de scrutin de l’élection présidentielle  et les conditions d’éligibilité du président de la République. Il va plus loin en disant que le comité de suivi, se félicitant de l’avancée réalisée sur ces questions fondamentales qui gouvernement les institutions au Togo, a estimé opportun que cette approche de vue fasse l’objet d’un « consensus plus large des acteurs politiques ».

« C’est là où on a créé le Cadre permanent de dialogue et de concertation. Le CAR est venu à la première séance et a disparu après et l’ANC a refusé de venir », a ajouté M. Djimongou.

De ce fait, pour l’UFC, ceux qui ont trompé le peuple togolais ne se trouvent pas dans ses rangs mais plutôt dans les rangs de ceux qui ont promis de chasser le pouvoir en place en quelques semaines de marche mais n’y sont jamais arrivés après 7 ans de marche.

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