11 Nov 2019

Togo-éducation : incompréhension sur le protocole d’accord de 2018, la CSET hausse le ton

Après l’accalmie constatée ces 2 dernières années, le ton monte encore dans le secteur éducatif togolais. A l’issue d’une rencontre entre des membres du gouvernement et les syndicats à Atakpamé sur la mise en œuvre du protocole d’accord intervenu entre les 2 parties en avril 2018, des incompréhensions ont pointé du nez. La Coordination des syndicats de l’éducation (CSET), une organisation syndicale qui a été à la base des grèves d’enseignants, a commencé par hausser le ton.

Devant les syndicats en fin de semaine dernière, le ministre en charge de la Fonction publique, Gilbert Bawara et son collègue Taïrou Bagbiègue de la formation professionnelle ont fait savoir aux enseignants qu’il n’est pas question de faire une fixation sur la question des 2 milliards. La partie syndicale n’est pas du tout d’accord. Pour la CSET, ces 2 milliards devraient être indexés aux salaires des enseignants bénéficiaires, conformément au protocole d’accord suscité.

« Ceci relève par conséquent de la violation manifeste de l'esprit et de la lettre du protocole d'accord, une violation susceptible de compromettre dangereusement le climat apaisé qui règne déjà dans le secteur de l'éducation », indique cette organisation syndicale dans une déclaration ayant sanctionnée sa rentrée syndicale à Atakpamé. Pour la CSET, les 2 milliards sont un acquis et on ne peut revenir là-dessus.

Pour le gouvernement, durant les 10 dernières années, c’est le secteur de l’éducation qui a retenu le plus l’attention de l’Etat, en termes d’amélioration salariale.

« En 2018, il a été possible de débloquer 1 milliard et d’indexer la répartition de cette somme. En 2019, 2 milliards ont été débloqués en fin juillet. Nous n’étions pas en mesure d’indexer qui a été équitablement répartie à l’ensemble des enseignants sur la base des critères et des modalités qui ont été proposés par les fédérations des syndicats des enseignants », indique Gilbert Bawara.

Selon celui-ci, le secteur fait face à d nombreux défis, notamment la situation des enseignants volontaires, le manque de salles de classe, la question de l’enseignement confessionnel et les équipements.

Pour résoudre ce problème d’incompréhension susceptible de conduire les enseignants à des cessations de travail  pouvant compromettre encore une fois le secteur de l’éducation, la CSET a fait appel au Conseil national du dialogue social (CNDS) pour jouer le rôle qui lui est dévolu.

Au gouvernement, la CSET demande de ne pas remettre en cause le climat de confiance obtenu grâce à la signature du protocole.Elle demande qu'une solution soit trouvée à ce problème avant la reprise des classes en janvier 2020.

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