18 Feb 2019

Togo-éducation : la menace des enseignants conduit vers la nomination d’un ministre

Va-t-on vers la nomination d’un ministre des Enseignements primaire et secondaire au Togo, un poste absent au sein de l’équipe gouvernementale Klassou 2 ? A la suite des récentes menaces proférées par les syndicats d’enseignants, de reprendre les mouvements de grève, les ministres Gilbert Bawara, de la Fonction publique et Taïrou Gbabiègue, de l’Enseignement professionnel ont rencontré des responsables des syndicats d’enseignants.

Cette réunion initiée par le gouvernement, a abouti à des promesses faites aux enseignants. Selon les informations, bientôt, le poste de ministre des Enseignements primaires et secondaire, absent au sein du nouveau gouvernement, ce qui ne plaît pas aux enseignants, sera pourvu.

A la Coordination syndicale de l’éducation du Togo (CSET), regroupement de 4 syndicats qui n’a jamais digéré l’annonce faite par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou que ledit ministère est rattaché à la Primature, alors qu’aucun décret n’ait été pris à ce propos, on a accueille la nouvelle avec enthousiasme.

Selon Yaovi Atsou-Atcha, porte-parole de cette organisation syndicale qui était au-devant des grèves à répétition des enseignants ces dernières années, il convient de voir clair dans cette affaire.

« Ce n’est de la compétence des enseignants de choisir la personne qu’il faut à la tête de leur ministère. Cela relève de la compétence du chef de l’Etat et nous espérons que dans les jours à venir, nous verrons clair. Si le ministère va avoir à sa tête un ministre, cela va être clarifié. S’il sera rattaché à une institution, que cela soit officiel. C’est tout ce que nous demandons », a-t-il déclaré sur Victoire FM ce lundi.

A en croire l’enseignant, il est capital pour l’enseignant togolais de savoir qui est son répondant direct. « Celui vers qui nous nous tournons souvent directement, c’est le ministre des enseignements primaire et secondaire qui n’est pas là. Au-delà de cela, les enseignants lui envoient des courriers pour leur situation administrative, notamment la nomination, la titularisation et ces courriers portent l’en-tête du ministre », a-t-il expliqué.

Il a regretté que le gouvernement togolais ne communique pas beaucoup. S’il y avait de la communication, semble-t-il dire, la dernière levée de bouclier des enseignants ne verrait pas le jour.

« Tout est une question de communication et d’échanges. Nous manquons franchement de dialogue et de communication. Si au cours d’une réunion, on nous disait comment sont les choses seront faites, nous allons avoir des éléments pour communiquer avec nos camarades », a-t-il noté.

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