Togo : les enseignants menacent de nouveau Yaovi Atsou-Atcha, secrétaire général de la CSET
07 Feb 2019

Togo : les enseignants menacent de nouveau

Après la longue période de remous dans le secteur de l’éducation avec à la clé des grèves à répétition des syndicats, les enseignants togolais menacent de nouveau. Ils disent ne pas avoir un interlocuteur dans le gouvernement Klassou II alors que plusieurs préoccupations couvent. La déclaration faite par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou devant l’Assemblée nationale, comme quoi le ministère de l’enseignement primaire et secondaire est rattaché à la Primature, ne semble pas satisfaire les syndicats.

Selon les 2 principaux organisations syndicales des enseignants qui ont été au-devant des revendications qui se sont finalement soldées par un accord entre les parties, s’il est difficile de trouver l’oiseau rare pour conduire ce département ministériel, il faut que  le professeur Komi Paalamwé Tchakpélé revienne aux affaires.

« Si la gestion de l’Etat était si facile et très simple, le chef de l’Etat seul avec le ministre de la Fonction publique suffisent pour gérer l’Etat. Nous ne connaissons pas la motivation du Premier ministre qui rattache ce département à la Primature », pense Houssimé Sénon, Secrétaire général de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN).

A la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET), on estime qu’il n’est pas facile de vérifier si ce ministère est rattaché à la Primature ou pas parce qu’aucun décret n’a été pris.  

« Si la situation est clarifiée et que cette mesure est prise pour rattacher notre département à la Primature, pour que le Premier ministre puisse trouver des solutions à tous les problèmes des enseignants, nous disons que c’est une bonne chose. Si cette mesure est prise pour faire trainer les revendications ou la réalisation du protocole d’accord, au-devant les crises peuvent renaître », a menacé Yaovi Atsou-Atcha, Secrétaire général de la CSET.

Selon les enseignants, plusieurs problèmes se profilent à l’horizon. Au nombre de ceux-ci, les enseignants ne savent pas devant qui signaler leurs situations administratives et la dénomination du ministère aussi pose problème.    

Autre chose, le gouvernement doit verser une enveloppe de 2 milliards aux enseignants, mais le mois de janvier 2019 est passé, les enseignants disent ne rien comprendre. Aussi, soulignent-ils, il y a des points de l’accord intervenu entre le gouvernement et les syndicats qui ne trouvent pas encore réalisation. Un concours a été lancé et fait pour en finir avec le corps des enseignants volontaires mais les résultats du concours ne sont toujours pas connus.

Read 2572 times
Tagged under
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…