29 Apr 2017

Les relevés de conclusions rejetés par la CSET et la FESEN, remis à Komi Sélom Klassou

Les relevés de conclusions issus des réflexions du groupe de travail qui a planché sur les préoccupations qui plombent le secteur de l’éducation au Togo, ont été officiellement remis ce vendredi au Premier ministre, Komi Sélom Klassou.
Cette remise a donné lieu à une cérémonie solennelle au cours de laquelle  le ministre de la Fonction publique, du travail et de la réforme administrative, Gilbrt Bawara a remis les documents à son chef, en présence de ses collègues Pr Komi Paalamwé Tchakpélé des Enseignements primaire et secondaire et Georges Aïdam de la Formation professionnelle et des responsables syndicaux.

M. Klassou n’a pas manqué à l’occasion d’énumérer les efforts faits par le gouvernement togolais pour garantir de meilleures conditions de vie aux enseignants togolais. Selon lui, les conditions enseignantes ont été améliorées ces 10 dernières années avec, a-t-il souligné,  une augmentation de plus 70% et 80% des conditions, respectivement en début et en fin de carrière.
Concernant les problèmes de l’heure, il a rappelé que 12.000 enseignants auxiliaires ont été intégrés dans la fonction publique. Le sujet du statut particulier du corps enseignant, a-t-il relevé, sera traité avec diligence « dans un temps recors », plus précisément avant la rentrée 2017-2018. Une commission sera créée pour cette particulière question. Une autre, a lancé le Premier ministre, prendra en compte la question des précomptes.
Il a par ailleurs condamné la formule « les cours non faits sont considérés comme faits » et qui fait descendre les élèves dans les rues sur toute l’étendue du territoire national et de façon récurrente cette semaine.
Selon lui, « la violence n’a pas sa place à l’école » et tous les acteurs doivent jouer leur partition pour que le calme revienne.
Faut-il encore le signaler ? Le relevé de conclusions remis au Premier ministre, a déjà été rejeté par la Coordination des syndicats de l’éducation au Togo (CSET) et même par une fédération signataire, la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN).
La CSET, principal acteur de la grève des enseignants, dit ne pas pouvoir  se contenter de ces conclusions, en ce qu’elles ne prennent pas en compte les revendications issues de sa plateforme. A défaut d’un statut particulier immédiat pour les enseignants, il faut qu’une prime « conséquente » leur soit versée, en attendant la définition du statut et son entrée en vigueur.
Pour marquer leur désapprobation, les enseignants membres de cette coordination vont, à la suite des trois (3) jours de grève de cette semaine, observer un mot d’ordre de grève de trois (3) jours la semaine prochaine à partir de lundi. Il est reconductible jusqu’à ce qu’une solution ne soit trouvée.

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