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30 Dec 2020

Togo : en session, la CTOP fait le bilan de l’année 2020 et se projette en 2021

La Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a tenu mercredi à Lomé la 2ème session ordinaire de l’année 2020 de son Conseil d’administration. A cette rencontre, les représentants des 20 faîtières membres ont fait le bilan de l’année 2020, notamment les activités réalisées, les difficultés rencontrées et retroussent les manches pour marquer l’année 2021.

Malgré les difficultés, la CTOP a tenu bon dans plusieurs activités surtout en lien avec ses partenaires, s’est réjoui Ayéfoumi Olou Adara, le président du Conseil d’administration.

« Nous avons traversé l’an 2020, nous avons mené des activités en collaboration avec nos partenaires, nous avons donc le devoir de réunir tous les membres du conseil d’administration, essayer de parcourir les activités menées, de recenser les difficultés rencontrées et de concevoir les perspectives par rapport à l’élaboration d’un PTBA, faire observations et envisager l’avenir. Nous avons traversé une période très difficile due à la pandémie du coronavirus qui a paralysé les activités. Cependant, nous ne sommes pas restés bras croisés. Nous avons fait avec le coronavirus et nous avons beaucoup travaillé », a-t-il déclaré.

La vice-présidente de la CTOP, Noupoa Nakpergou a surtout touché du doigt les impacts du Covid-19 différemment ressentis par les différents secteurs d’activités. Au niveau des producteurs agricoles, ces impacts ont été plus accentués pour plusieurs raisons. On parle de contrats non respectés pour certains, de bradage de produits pour d’autres, avec endettement à la clé.

« La pandémie est arrivée en mars au moment où nous avons fini les récoltes. Nous avons des contrats avec des commerçants et étant donné que des zones ont été bouclées, nous n’avons pas pu circuler librement. Certains contrats n’ont pas pu être respectés et les producteurs étaient obligés de brader leurs produits au peu de commerçants qui venaient à eux », a-t-elle expliqué.

Beaucoup de maraîchers, par exemple, ont été touchés, vu que leurs produits sont périssables, a-t-elle ajouté.

Le second aspect des impacts est que des engagements ont été pris au niveau des micros finances mais ils n’ont pas pu être honorés. D’où l’endettement de plusieurs producteurs. Le refinancement de la nouvelle campagne a été très difficile, a-t-elle souligné.

Au début de cette campagne agricole, note Mme Nakpergou, ce n’était pas facile d’acquérir les intrants (semences et engrais).

« Dans l’ensemble, les producteurs ont été très affectés et nous avons très peur pour la nouvelle campagne. Nous lançons un cri d’alarme pour que les autorités puissent se pencher sur les impacts de la Covid-19, pour le milieu rural et pour les producteurs agricoles. Maintenant que nous avons tout perdu, il faut relancer la production. C’est la grande question que nous nous posons. Nous savons également que sans la production agricole, personne ne peut vivre. S’il y a un plan de riposte pour les impacts de la Covid-19, lié à l’agriculture et au producteur en milieu rural, nous voudrons bien être associés et ensemble la mettre en œuvre », a-t-elle marqué et proposé.

L’année 2020 a eu son côté positif.  Elle a été essentiellement marquée par le déroulement des activités avec la FAO sur les experts agro écologiques. Plus de 20 coopératives ont été accompagnées dans le renforcement de leurs capacités productives et commerciales des produits issus de leurs activités. Ce projet se poursuivra en 2021.

Dans le cadre d’une convention avec le Projet national de promotion de l’entrepreneuriat rural (PNPER), 201 coopératives de 20 préfectures ont été accompagnées dans le renforcement des capacités, l’élaboration des plans d’affaires et leur soumission pour leur financement.

Avec Agriculteurs français et développement international (AFDI), les coopératives qui sont dans la zone agropole ont été appuyées afin qu’elles puissent être intégrées dans le programme agropole initié par l’Etat togolais dans la zone de Kara (APRODAT).

Avec la même institution française, la loi foncière et domaniale a été vulgarisée par la CTOP dans 4 communes dans la région de la Kara, plus précisément dans les préfectures de la Kéran et de Doufelgou.

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