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11 Dec 2020

Assoli : les femmes membres de groupements aguerries en matière de gestion des coopératives

Une soixantaine de femmes de la préfecture d'Assoli, plus précisément des groupements d'épargne et de crédit des cantons de Koumondè, Aledjo, Bafilo et Bouladè, pèsent désormais en matière de gestion des sociétés coopératives, des associations villageoises d’épargne et de crédit. Elles ont reçu mercredi et jeudi derniers les outils et connaissances susceptibles de leur permettre de dynamiser leurs sociétés coopératives à travers une bonne gestion de leurs ressources financières.

Cette formation de 2 jours, une initiative de l'ONG Santé rurale en Afrique (SAR Afrique), s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement de l’égalité du genre et des groupes de femmes. Un projet lancé le 12 décembre 2019 et financé par l'Union européenne à travers le ProCEMA. Le but est d'éveiller la conscience de ces femmes pour leur épanouissement, afin qu'elles assurent également le bien-être de leurs familles respectives.

Eugène Komi Bigambou, Directeur exécutif de l’ONG SAR Afrique, revient en détail sur les tenants et les aboutissants de ce projet et les différentes activités qui ont été au cœur des 2 jours de formation.

« C’est la suite des activités du projet d’appui au renforcement de l’égalité du genre et des groupes de femmes, projet qui a pour durée 12 mois et qui doit s’achever en septembre 2020. Mais à cause de la pandémie du coronavirus, on a été obligé de suspendre les activités à partir du mois d’avril 2020. Ce projet avait prévu une activité, celle de renforcer les capacités des femmes en matière de gestion des sociétés coopératives, des associations villageoises d’épargne et de crédit. Cette activité s’inscrit dans le cadre du résultat 2 de ce projet », a-t-il déroulé.

A la fin de la mise en œuvre de ce projet, la satisfaction est au rendez-vous de part et d’autre.

« Aujourd’hui, nous sommes très satisfaits de la manière dont les femmes ont accueilli ce projet et les promesses qu’elles font de la mise en œuvre des différentes activités et principalement de l’activité de gestion des associations villageoises d’épargne et de crédit. Je peux dire que ce projet est venu à point nommé pour amener les femmes à découvrir qu’elles ont les ressources dans leur milieu respectif et qu’elles ont des potentialités et que la pauvreté que nous décrions tous, elles ont les moyens de lutter contre », a salué le directeur exécutif.

Déjà, chacune des 57 femmes  formées a pris l’engagement et sait déjà dans quel domaine elle peut mener des activités pour sortir de l’état de pauvreté.

« Depuis un moment donné, je suis dans un groupement mais je n’étais jamais intéressée. J’avais peur de faire les frais de menteurs qui viennent nous exploiter. Mais cet atelier de formation m’a remonté le moral. Désormais, ce n’est pas quelqu’un qui viendra nous faire rouler nos fonds, nous savons le faire grâce à cette formation. Il nous faut maintenant attacher les ceintures et avancer plus que ce que nous avons déjà fait », a déclaré Awizoba Palakani qui promet de partager les connaissances autour d’elle.

Pour Bariétou Mohamadou, ce projet n’a rien à voir avec ceux qui sont venus détruire les femmes. « Au contraire, nous avons acquis des connaissances qui nous permettront de mieux nous gérer dans les groupements et dans nos foyers. C’est fini ce rêve que nous avons de prendre la route pour le Niger et le Nigeria. J’ai été particulièrement intéressée parce qu’on nous a appris comment gérer notre propre argent et investir comme nous voulons », a-t-elle marqué.

Selon les responsables de SAR Afrique, la réalité est que les femmes ne sont pas pauvres. C’est l’ignorance des potentialités que regorgent les différents milieux qui les amène à dire qu’elles sont pauvres. Une fois qu’elles ont maîtrisé les connaissances pour la mobilisation des ressources dans leurs milieux, elles trouveront qu’elles ne sont pas pauvres.

Selon M. Bigambou, le processus n’est pas à son terme. « Nous ambitionnons de mettre tous ces groupes d’épargne et de crédit en des unions au niveau cantonal, communal et préfectoral. Dans les semaines à venir, une série de formations et d’activités sera organisée pour les amener à se mettre en union », a-t-il promis.

Autre chose importante, c’est que cette formation va s'étendre aux cantons de Daoudè et Soudou dans les jours à venir.

Pour rappel, la cérémonie d'ouverture de cette session de formation a été présidée par le Secrétaire général de la préfecture d'Assoli, représentant le Préfet en présence du maire de la commune Assoli 1.

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