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02 Jul 2020

Togo : Odjo veut profiter de l’interdiction de l’importation des produits avicoles

L’interdiction en mai dernier par le ministre Koutéra BAtaka de l’importation des produits avicoles au Togo, mobilise les jeunes entrepreneurs togolais. Koffi Sodjinè Odjo se prépare activement pour profiter des retombées financières de cette mesure gouvernementale. Le jeune entrepreneur spécialisé en élevage de volaille, de caprins et de poissons (tilapia) s’est confié mercredi à la plateforme ‘Bouge avec le 228’.

Pour ce jeune qui a commencé petitement avec un petit poulailler à Anfamé et qui aujourd’hui, dispose d’un poulailler de 300 poulets locaux à Adakpamé, quartier populaire de Lomé, c’est une très bonne idée que d’interdire l’importation des produits avicoles. Il pense donc augmenter sa capacité de production pour satisfaire au besoin sur place.

« C’est le besoin qui est là et qui a permis à ce que les gens aillent importer. Si nous qui sommes à l’intérieur nous arriverons à satisfaire le besoin, l’argent qui va à l’extérieur va permettre le développement. Nous sommes des Togolais et c’est sur cette terre que nous sommes appelés à investir. Quand nous allons gagner de l’argent, nous allons créer du travail et tout le monde sera à l’aise », a déclaré le jeune Odjo.

Aujourd’hui, il dit chercher un financement pour agrandir son élevage des poulets locaux.

Ce jeune, comme tout autre, est venu de très loin. Après son Bac D, il est entré dans une école supérieure où il a obtenu un BTS en gestion des collectivités locales.

« J’ai choisi cette filière parce que la gestion des projets m’intéressait depuis longtemps. C’est une filière qui prend en compte le développement communautaire, la gestion des projets et la planification du développement. Quand j’ai fini, je me suis dit que j’ai appris et que je connais. Il fallait donc que je cherche un boulot. Mais dans mes réflexions, je me suis rendu compte que j’ai une passion, l’élevage. Comment faire ? Je me suis dit qu’il faut démarrer petit-à petit pour ensuite bénéficier d’un financement », a-t-il narré.

Le FAIEJ et le PASA ont été pour beaucoup dans l’évolution de cet entrepreneur

Au début, il a commencé avec un petit poulailler à Anfamé. Il y a ensuite ajouté des caprins pour voir ce que cela va donner. Dans la petite tête de ce jeune qui voulait aller loin avec cette passion, l’élevage, tête, il faut aussi faire la pisciculture. Aujourd'hui, il est le patron de la structure 'Terre et océan d'or'. 

« Mais la difficulté était que je n’avais pas de notion. La pisciculture n’est pas aussi facile comme l’élevage des volailles. En 2017, je suis allé à l’ITRA qui a une station à Agbodrafo où ils élèvent les poissons. J’ai demandé un stage et j’ai fait plus que 3 mois avec eux. J’ai ensuite passé le concours de la CONFEGES et on nous avait formés à Kpomé », a-t-il souligné.

Ce concours a été organisé par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ). Il a donc réussi après 2 tentatives à avoir la subvention de la Francophonie pour poursuivre la pisciculture en 2018.

En cette même année, il a été retenu par le Projet d’appui au secteur agricole (PASA) pour poursuivre l’élevage des poulets locaux.

« Pour pouvoir bénéficier de cette subvention qui est de 3,5 millions de francs CFA, il fallait être déjà un éleveur de poulets locaux, être dans le domaine des caprins. J’ai bénéficié à ce projet grâce à mon projet d’élevage de poulets locaux. On était au total 300 bénéficiaires », salue M. Odjo.

Actuellement, Sodjinè Odjo a créé 3 emplois permanents et 3 temporaires.

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