Ablamba Johnson:' bien qu'on ait connu une crise, le Togo a rapidement pu se relever' Sandra Ablamba Johnson,ministre-conseiller en charge du climat des affaires
05 Nov 2019

Ablamba Johnson:' bien qu'on ait connu une crise, le Togo a rapidement pu se relever'

Depuis la publication du rapport Doing Business 2020 qui fait du Togo, premier réformateur en Afrique et 3ème sur le plan mondial, avec à la clé un bond en avant de 40 places dans le classement, beaucoup de Togolais se posent des questions. L’une de ces questions est de savoir l’impact de ce classement pour le pays. Sandra Ablamba Johnson répond avec précision à cette question pertinente.

La ministre-conseiller en charge du climat des affaires a rappelé que pour la Banque mondiale qui a initié ce classement, 10 points gagnés entraînent 0,5 commerce créé pour 1000 habitants. Et les réformes, si elles sont bien opérées, note-t-on auprès de la Banque mondiale, auront pour conséquence la réduction de la pauvreté, l’augmentation du PIB par habitant et la création d’emplois.

« L’exemple du Togo le confirme. En matière de création d’emplois, le nombre d’entreprises créées cette année, selon les informations, est autour de 10.000 avec 20% d’entreprises étrangères et 25% d’entreprises créées par les femmes et 40% pour les jeunes. », a lancé la ministre mardi sur Victoire FM.

Depuis 2 ans, a-t-elle poursuivi, le PIB par habitant est constamment amélioré. « En 2016, notre PIB par habitant était entre 520 et 530 dollars par habitant. En 2017, on est passé pour la première fois au-delà de 600. Cette année, c’est 650 dollars par habitant », a-t-elle souligné.

L’autre élément, selon Mme Johnson, c’est la croissance économique. Il ne faut pas oublier que le Togo est passé par une crise sociopolitique entre août 2017 et décembre 2018, avec de lourdes conséquences sur le climat des affaires.

« Bien qu’on ait connu une crise, le Togo a pu rapidement se relever. C’est parce qu’il y a une dynamique », a-t-elle rappelé.

Et pour terminer, les regards des investisseurs vont se tourner vers le Togo, tout comme le disait il y a quelques jours, Sergio Pimenta, le vice-président de la Banque mondiale. « Quand les gens se demanderont où investir, ils viendront au Togo. Avant qu’ils ne viennent, il faut préparer le terrain et c’est cette préparation que nous sommes en train de faire », a fait constater la ministre.

Au gouvernement et plus précisément au niveau de la Cellule du climat des affaires, on est très attentionné. Pour Mme Johnson, il y a des pays qui sont reconnus meilleurs réformateurs pendant 5 ans, aujourd’hui, ils ont régressé et ça fait mal. Le développement, a-t-elle fait savoir, est un processus et l’important pour le gouvernement, ce n’est pas les progressions mais c’est de garder la dynamique des réformes.

« Quand on le fait, cela se ressent automatiquement sur les résultats. Les instructions sont fermes, il faut qu’on soit à l’écoute du secteur privé. Nous ne pouvons pas dire combien on discute avec les faîtières privées. Au-delà du climat des affaires, il y a des actions très pertinentes qui sont faites sur le terrain et qui permettent de renforcer la confiance avec le secteur privé », a-t-elle confié.

Pour rappel, c’est la 2ème fois en 20 ans dans l’histoire de la Banque mondiale qu’un pays a fait un bond de 40 places en avant dans le classement Doing Business.

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