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31 Aug 2020

Togo : Okpaoul, Massina et des experts veulent démolir les ‘entrepreneurs de violence’ 

La maladie à coronavirus n’a pas fait que bouleverser profondément les agendas et le fonctionnement des Etats et des institutions. La Covid-19 complique les défis socio-économiques et surtout sécuritaires majeurs. Le constat a été fait lundi à Lomé par Yaovi Okpaoul. Le Directeur général de la police nationale togolaise s’exprimait à l’ouverture de la 5ème réunion ordinaire des experts en charge de la sécurité et des frontières du Conseil de l’Entente (CE).

Cette réunion à laquelle prennent part ces experts venus du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo, est placé sous le thème ‘investir dans les espaces frontaliers pour promouvoir le développement et prévenir le risque sécuritaire dans les pays de l’espace Entente’.

« L’urgence de la menace terroriste et l’extrémisme violent prospère chaque jour en se nourrissant de la précarité et l’injustice sociale ambiante. La percée djihadiste sans précédent, qui malmène les appareils sécuritaires étatiques, met à rude épreuve  les mécanismes mis en place par nos Etats contre la menace terroriste », a lancé le chef de la police togolaise.

A tout cela, poursuit le représentant du ministre togolais de la sécurité, s’ajoutent l criminalité transfrontalière, le trafic de drogues, le trafic illicite des armes légères, le trafic des êtres humains, le blanchiment d’argent et les catastrophes naturelles.

« Le renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays de l’espace Entente demeure une absolue nécessité compte tenu du niveau de la complexité des menaces sécuritaires actuelles », a-t-il ajouté.

Au cours de cette réunion, a marqué Patrice Kouame, le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, une importante présentation de l’Institut d’études de sécurité sur les moyens dont disposent les groupes extrémistes violents dans la zone communautaire sera développée.

L’expérience du Bénin de gestion intégrée des espaces frontaliers est citée en exemple. « Il s’agit d’une politique d’inclusion des populations des zones frontalières au destin national, de coopération transfrontalière, de paix, de développement. C’est une entreprise de démolition systématique de l’argumentaire pernicieux des entrepreneurs de violence, de prévention de la radicalité des jeunes et de l’extrémisme violent », a laissé entendre M. Kouame.

Un tel programme, a-t-il renchéri, pourrait s’étendre à l’ensemble de l’espace Entente et devenir un programme phare du Conseil de l’Entente.

Cette réunion sera suivie dans quelques jours par celle des ministres en charge de la sécurité et des frontières.

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