20 Jun 2019

Damehame Yark : ‘notre pays a pris l’option d’anticiper sur l’extrémisme violent’

Dans tous les pays de la sous-région ouest africaine, ça ne dort plus tranquille à cause du terrorisme et de son corollaire l’extrémisme violent. Le Ghana, le Togo et le Bénin sont encore plus vigilants à cause des assauts terroristes que subissent leur voisin du nord, le Burkina Faso. Au Togo, les autorités, accompagnées par les partenaires, ne veulent pas se faire surprendre. Des mesures drastiques se prennent pour contrecarrer ce nouveau mal.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que nos populations ne basculent pas vers l’extrémisme violent ? C’est la question qui était au centre d’une conférence sur la lutte contre l’extrémisme violent organisée mardi et mercredi à Dapaong, la ville la plus proche du pays des ‘hommes intègres’, par l’ambassade des Etats-Unis au Togo. Pour le général Damehame Yark, le ministre en charge de la sécurité, il faut prévenir.

« Prévenir, c’est gouverner », a-t-il dit, ajoutant que le Togo a pris avec ses partenaires, particulièrement avec les Etats-Unis d’Amérique, l’option d’anticiper sur l’extrémisme violent, en posant, a-t-il souligné, les jalons et les problèmes tels qu’ils se présentent sur le terrain.

« Il y a donc un certain nombre de critères, de faits et d’activités qui seront menés sur le terrain. Cette conférence va poser les jalons. Je salue la disponibilité de l’organisateur à travailler avec les chefs traditionnels, les religieux et la société civile. Tout le monde sera impliqué pour qu’après, on ne dise pas que les décisions ont été prises ailleurs et les autres vont subir », a-t-il prévenu.

Et ces nouvelles actions, note-t-il, s’inscrivent dans le cadre du décret que le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a signé le 15 mai dernier, en conseil des ministres, créant un comité interministériel de la prévention et de lutte contre l’extrémisme violent.

« Ce comité regroupe un certain nombre de ministères, notamment la sécurité, l’action sociale, l’administration territoriale et les droits de l’homme. Ce comité aura des démembrements au niveau préfectoral et cantonal. Ils vont travailler auprès de la population pour essayer de comprendre ce qui peut amener une population du statut de paix à un statut de violence et essayer d’apporter des solutions », a-t-il expliqué.

C’en est aussi fini pour les régions où la population fait un ou 2 mois sans voir un agent de sécurité, a-t-il lancé.

Le ministre Yark Damehame avait à ses côtés l’ambassadeur des Etats-Unis au Togo, Eric Stromayer.

Pour information, il y a quelques mois, les forces de sécurité ont arrêté sur le territoire togolais une vingtaine de présumés djihadistes en provenance du Burkina Faso. 

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