27 Nov 2018

Blanchiment et terrorisme : le GIABA et les acteurs nationaux en réflexion sur un dispositif efficace

Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA) tient depuis ce mardi après-midi à Lomé une réunion régionale conjointe de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette rencontre devra permettre aux pays membres de ce groupe de rendre plus efficace leur dispositif contre ces 2 fléaux.

Dans son mot d’ouverture de cette rencontre, le directeur de cabinet du ministre togolais de l’économie et des finances, Kossi Tofio, a dressé un constat sans complaisance de la situation dans ce domaine dans les pays membres de la CEDEAO. Selon lui, à l’instar de tous les pays de la sous-région, le gouvernement togolais a mis en place un dispositif ‘robuste’ de lutte contre ces fléaux.

Cependant, a-t-il souligné, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ne constituent pas une criminalité ‘ordinaire’ mais une criminalité ‘insidieuse’ dont la lutte nécessite un mécanisme particulier.

En dépit de l’existence des textes législatifs et réglementaires dans tous les pays, a-t-il relevé, leur application, notamment de respect des obligations imposées aux acteurs, n’est pas toujours effective. Il y a une insuffisance de collaboration entre les acteurs et une faible coordination de la lutte qui ne disent pas leur nom.

« Ces manquements constituent un défi majeur pour les dispositifs de lutte mis en place dans la sous-région », a-t-il lancé, ajoutant que cet atelier revêt une importance capitale dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de capitaux dans la sous-région ouest africaine.

Les participants qui sont les directeurs en charge de la supervision, les cadres en charge de la conformité dans les cellules de renseignement financier (CRF), les responsables de la conformité des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées (EPNFD) vont s’enquérir des récentes décisions intervenues dans les normes du Groupe d’action financière (GAFI),  partager les meilleurs pratiques et initier un cadre de coopération favorable.

Plusieurs sujets de discussion seront abordés durant 4 jours notamment les normes internationales pertinentes, l’évaluation des risques et l’approche basée sur les risques, les défis liés aux informations et les différentes formes de coopération dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de capitaux.

Pour Dr Bruno Nduka, directeur des programmes et projets du GIABA, au-delà de l’échange de bonnes pratiques et le partage d’expériences, à la fin de cette rencontre, un réseau va émerger et le forum consultatif GIABA/Secteur privé sera lancé.

« Ce forum nous servira d’un cadre permanent pour en savoir davantage sur les perspectives du secteur privé face à certaines exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a ajouté le représentant du directeur général du GIABA.

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