27 Nov 2017

10 ans du CONAPP : Christian Eboulé apporte son expertise à Lomé

Créé en décembre 2007, le Conseil national des patrons de presse (CONAPP) a 10 ans. Au nombre des activités prévues pour marquer ce jubilé, il y a une session de perfectionnement en journalisme.

Ouverte ce lundi à Lomé par le ministre en charge de la communication, Guy Madjé Lorenzo, cette session de formation à laquelle prennent part jusqu’au 1er décembre prochain, 25 journalistes débutants et confirmés, sera dirigée par le rédacteur en chef de TV5 Monde, Christian Eboulé (photo).

Pour le formateur, il s’agit d’apporter aux participants, les techniques de base du journalisme. « C’est ce qui constitue à la fois l’histoire de ce métier et ces techniques de base qu’il faut connaître pour l’exercer », a-t-il indiqué.

Il y sera aussi question des devoirs et de la responsabilité du journaliste, a-t-il ajouté tout en précisant que le métier de journaliste est « particulier » en ce qu’il a marqué les démocraties européennes.

Faisant le parallèle avec le continent noir, M. Eboulé a relevé que le journalisme en Afrique souffre d’une absence de professionnalisation pour certaines catégories de médias.

« En revanche, il y a une précarisation de ce métier qui est à la fois la responsabilité de l’Etat qui doit accompagner ce métier et la société elle-même. Cette précarisation fait que certains l’exercent de manière à la fois contrainte et sans respect de l’éthique et de la déontologie », a-t-il lancé.

Sans le journaliste, il n’y a pas de rédaction, d’organe, ni de CONAPP, a marqué de son côté le président du conseil organisateur de la session, Jean Paul Agboh-Ahouélété.

Et par cette session, le CONAPP compte renforcer les capacités des 25 journalistes retenus sur une centaine de dossiers recueillis à la fin de l’appel à candidatures. « Nous voulons les outiller et leur rappeler certaines règles, surtout dans un contexte sociopolitique où le journaliste est vraiment interpelé sur son rôle et sur sa responsabilité », a-t-il soutenu.

En ouvrant la rencontre, le ministre de la communication a bien voulu partager avec les hommes et femmes de médias participants, sa définition du journaliste : « c’est un éveilleur de conscience, un gardien du temple dans une démocratie mais son travail doit tenir compte des règles d’éthique et de déontologie ».

Tout en appelant les uns et les autres au respect de ces règles, il a souligné le rôle qui revient à l’Etat. « De la même manière, nous dirigeants, devons protéger le journaliste et la liberté d’expression. Il n’est pas normal que le journaliste, dans l’exercice de ses fonctions, fasse l’objet de menaces », a-t-il fait observer.

Cette session de perfectionnement en journalisme est possible grâce au soutien d’Emergence capitale.

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