26 May 2017

Selon un principe cardinal du droit pénal, la liberté est la règle; la détention, l’exception. Mais au Togo, les détenus passent plus de temps en détention avant leur jugement, ce qui fait réagir de temps à autre des associations de défense des droits de l’homme qui pointent du doigt des détentions abusives.

Cette situation a fait réagir  la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)  qui a organisé ce vendredi à Lomé une rencontre au cours de laquelle les magistrats, les officiers de police judiciaire et les acteurs de la société civile vont réfléchir aux différentes stratégies et actions à même de réduire l’usage excessif de la détention provisoire.

Il s’agit, selon le président de l’institution organisatrice de la rencontre, Aliou Sam-Dja Cissé,  de voir quelles stratégies mettre en place pour qu’un détenu ne passe pas  trop de temps dans les lieux de détention avant son jugement.

Et d’ajouter que ce qui se passe dans les lieux de détention donne à réfléchir. « Il y a des interpellés qui n’ont même pas encore reçu la première rencontre avec un avocat mais qui restent en détention pendant un, deux, trois mois, voire un an. Nous trouvons que c’est excessif et c’est ce que nous voulons réduire », a-t-il déclaré.

La rencontre a été ouverte par le ministre en charge de la Justice, Pius Kokouvi Agbétomey. « La dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit et le respect des droits de l’homme sont et demeureront des valeurs et éléments essentiels de toute société civilisée. Cela étant, la justice doit se sentir sérieusement interpellée devant la longueur de la durée de détention de nos concitoyens privés de liberté et qui attendent d’être fixés sur leur sort », a indiqué le ministre.

Il a par ailleurs invité les participants à plus de diligence dans les interrogations réquisitoires, les rapports en cas d’appel et la transmission de dossiers entre juges et les a exhorté à, dit-il, « ne pas cultiver l’impunité mais à plutôt privilégier la liberté »

Si une solution est trouvée à ce problème, selon la CNDH, cela va concourir à réduire sensiblement la surpopulation carcérale dans les prisons du pays.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée africaine de la détention provisoire, célébrée chaque 25  avril.

16 May 2017

Amnesty International vient de publier un nouveau rapport sur 21 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale dans lequel l’organisation fait savoir que durant les trois dernières années, plus de 271 personnes sont mortes lors des manifestations pacifiques. Ce qui équivaut  à un mort tous les cinq (5) jours. 

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