24 Jan 2019

Satchivi en prison pour avoir pris la parole au nom du Togo à Dakar (avocats)

Face à la presse ce mercredi, les conseils du premier porte-parole du mouvement ‘En aucun cas’, Foly Satchivi n’ont pas mâché leur mot. Pour eux, la justice pénale togolaise est utilisée pour embastiller l’activiste. Mes Ata-Quam Dovi-Avouyi, Claude Amegan, Célestin Agbogan, Raphaël Kpandé-Adzaré pensent que leur client, l’activiste fait l’objet d’un ‘acharnement judiciaire’ et d’un ‘procès politique’.

Pour eux, il est clair que le seul mal de M. Satchivi, c’est  d’avoir participé et pris la parole, pour le compte de son pays le Togo, aux universités populaires pour l’engagement citoyen tenues à Dakar au Sénégal  en juillet 2018.

« Si Foly Satchivi était un délinquant ordinaire, comment expliquer cet acharnement judiciaire dont il est l’objet et que ses transports et ses comparutions aux audiences des cours et tribunaux fassent mobiliser autant la sécurité dans ses unités même spéciales, alors que l’intéressé ne présente aucun danger », indique la déclaration liminaire de circonstance.

Ce cas,  ont-ils ajouté, vient allonger la longue liste des dossiers et affaires dans lesquels la justice pénale togolaise s’est laissée aller et a manqué au rendez-vous de l’histoire. Ils ont également dénoncé une justice à 2 vitesses.

« Les Togolais vivent au quotidien les faits de détournements, d’accaparements de deniers publics qui sont l’œuvre des directeurs des sociétés d’Etat et des ministres de la République, sans que notre justice pénale lève le petit doigt. Les Togolais ont été témoins de la sortie dans les rues de Lomé, de miliciens munis d’armes blanches, s’en prendre à visage découvert  et sous le regard des forces de l’ordre et de sécurité, sans que la justice pénale ose ouvrir une enquête même contre X », citent les avocats en exemple.

Une justice pénale qui s’exerce de la sorte, ont-ils regretté, est un frein majeur et un obstacle réel à l’avènement de l’Etat de droit et de la démocratie dans un pays comme le Togo. Ils en ont appelé à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits de l’homme nationales et internationales.

Condamné à une peine de 36 mois dont 12 avec sursis pour trouble à l’ordre public aggravés et apologie de crimes et délits que le ministère public n’a pas été capable de prouver à la barre, selon ces avocats, ceux-ci ont interjeté appel de la décision du juge du tribunal de première instance de Lomé.  

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