09 Jan 2019

L’Etat togolais requiert 4 ans de prison contre Satchivi, le verdict connu dans 8 jours

Arrêté le 22 août 2018 à Lomé pour avoir nargué les forces de l’ordre, selon le ministre de la sécurité, Yark Damehame et déposé à la prison civile de Lomé, le premier porte-parole du Mouvement ‘En aucun cas’, Foly Satchivi a comparu ce mercredi en audience publique devant un juge au tribunal de 1ère instance de Lomé dont les abords ont été bouclés par les forces de l’ordre et de sécurité.

Contre cet activiste, le procureur de la République près ce tribunal a requis un emprisonnement ferme de 48 mois pour « rébellion, trouble à l’ordre public et apologie de crimes et délits». Le juge se prononcera sous huitaine, c’est-à-dire dans les huit (8) prochains jours.

Le procureur de la République fait grief à Foly Satchivi d’avoir par discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publiques, sur les réseaux sociaux, fait l’apologie ou directement incité à commettre des crimes et délits et exercé une résistance violente à l’action légitime des agents de la force publique. Ces faits, selon le ministère public, sont punis par les articles 595-3, 498 et 552 alinéa 1 du nouveau code pénal.

Pour information, le prévenu n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Très actif il y a quelques années seulement sur le campus de l’Université de Lomé (UL) au travers de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE), il a été au-devant de plusieurs revendications estudiantines qui lui ont valu arrestation et détention à la prison civile de Lomé.

Libéré, il a annoncé publiquement qu’il quittait les ‘menus fretins’ que sont les autorités universitaires pour s’atteler à combattre le ‘gros morceau’ qui se trouve être le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé qui, pour lui, est le problème togolais.

Dans la foulée de ces déclarations, il a créé avec plusieurs autres personnes, le mouvement ‘En aucun cas » du fameux bout de phrase ‘en aucun cas, nul ne peut exercer plus de 2 mandats » de la Constitution originelle de 1992 du Togo.

Le 22 août 2018, en pleine crise sociopolitique togolaise, alors qu’il se préparait à donner une conférence de presse au siège de l’ONG Novation international à Lomé, Foly Satchivi a été arrêté par la gendarmerie.

Dans un communiqué conjoint, plusieurs organisations ont appelé les Togolais à faire massivement le déplacement du tribunal de première instance de Lomé pour faire libérer l’activiste. Des activistes de plusieurs pays appellent depuis pour qu'on libère ce jeune togolais.

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