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20 Jan 2020

‘Essenam ou croire en soi’, un film que les jeunes Togolais ne regretteront pas de suivre

Le cinéma togolais a enregistré un nouveau film. ‘Essenam ou croire en soi’ a été projeté dimanche au palais des congrès de Lomé. Ecrit, produit et réalisé par #EdohYannickNtifafa, ce film parle des jeunes togolais en général à travers  la vie d’une jeune étudiante d’une école de BTS. Le message qu’il veut véhiculer, c’est d’amener les jeunes à revoir leur façon de voir les choses. On peut vendre ‘Kanklo’, ‘Botokoin’ ou Kom, et transformer  ce commerce en industrie. ‘Il suffit de croire en soi’, dira-t-on.

La jeune étudiante nommée Essenam (rôle incarnée par Believe Abla Amegble, étudiante en 3ème année en transport logistique), malgré qu’elle soit issue d’une famille modeste, préfère faire la compagnie de certains camarades qui font la java. Aux heures de cours, ils se promènent de lieu en lieu pour boire de l'alcool et fumer. Orpheline de père, prise en charge par son oncle maternel qui lui paye les frais de scolarité. Des frais qu’elle met dans la fête. Elle a perdu des années. Sa maman, vendeuse de Kom (une nourriture faite à base de maïs), a fini par se rendre compte de la vie que mène sa fille.

Rattrapée par les événements, Essenam se devait de changer de comportement. Elle devrait se battre pour payer ses frais de scolarité. C’est ainsi qu’elle rencontre une femme du nom de ‘Venunye’. Essenam a radicalement changé. Répétiteur d’élèves à ses heures libres, elle va vendre du Kom comme sa mère. Mieux que cette dernière, elle va profiter des réseaux sociaux pour asseoir son commerce. Elle finira même par couper tout lien avec ses anciens camarades qui se moquaient d’elle.

« Le tournage était un peu difficile, surtout au début parce que c’est une première fois. Je ne croyais pas en moi et je doutais si je pouvais incarner ce rôle de Essenam. Parfois, on commençait à 7 heures du matin pour finir à une, deux, voire 3 heures. Et on doit revenir le matin très tôt tous fatigué mais on doit continuer. Il y avait des choses qu’on me demandait de faire et que je n’ai jamais faites. C’était difficile », a confié à Global Actu l’actrice principale.  

Selon elle, le message que ce film véhicule est très important, surtout pour la jeunesse. « Le message, c’est de dire à la jeunesse que l’avenir ne se trouve pas dans le futur, c’est plutôt un combat de tous les jours. C’est comme on construit une maison. C’est dès maintenant qu’il faut préparer son avenir. Il faut éviter de faire les mauvaises compagnies, surtout éviter de suivre ceux qui sont à l’aise et dont l’avenir est tout tracé », a-t-elle ajouté.

Pour Edoh Yannick Ntifafa, le réalisateur, derrière les caméras et les prises de son, il n’y a que des étudiants en année de licence communication multimédia. « Ce ne sont pas des acteurs et actrices professionnels », a-t-il précisé.     

Cette première projection, a-t-il souligné, n’est que le début. « Nous sommes en train de négocier la diffusion de ce film dans les écoles. Cela va commencer avec les écoles privées pour finir avec les établissements publics », note-t-il.

Selon les informations, des discussions sont en cours pour faire passer sur les chaînes de la sous-région.

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