11 Aug 2019

Togo : Faure Gnassingbé rehausse l’apothéose de la 49ème édition d’Ayiza

Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a dégusté samedi à Tsévié (35 km au nord de Lomé) du haricot chaud accompagné de l’huile rouge. C’est à l’occasion de l’apothéose de la 49ème édition de la fête d’Ayiza, la fête du haricot célébrée par les filles et fils des 16 cantons que compte la préfecture du Zio. Pendant des heures, l’assistance des grands jours  qui a fait le déplacement du stade Dr Kaolo de Tsévié, a été témoin de plusieurs démonstrations culturelles, notamment la fameuse marche des chasseurs dénommés ‘Ablafo’ et des danses traditionnelles.

Instituée depuis avril 1970 en guise de remerciement aux mânes des ancêtres dont on attendait de faire en sorte que le haricot murisse un peu (Ayia ne tse vie), la fête traditionnelle d’Ayiza 2019 a eu pour thème : ‘Ayiza et le développement local’. Selon le président du comité permanent d’organisation de cette fête, Togbui Adzaklo Ehlan IV, chef canton de Gapé Kpodji, ce thème renvoie à un engagement sans faille dans la promotion et la valorisation des potentialités à travers la célébration de la richesse culturelle.

« Une célébration à travers laquelle tout le Zio redore le blason de son authenticité, de son identité culturelle, mieux encore, de ses énergies à préserver et à œuvrer dans la patience pour la réussite du processus de son développement », a-t-il précisé.

Cette édition est particulière en ce qu’elle a mis l’accent sur la valorisation et la promotion des atouts économiques de cette ‘cité mère du haricot, notamment le manioc de Dalavé et d’Agbélouvé, le riz de Mission-Tové, Kovié et Wli, les tomates de Gblainvié, les souchets et l’arachide de Gapé, l’ananas et les palmistes de Gbatopé.  

Pour Kodjo Kadevi Etse, le préfet de Zio, la célébration d’Ayiza, fête trafitionelle des Ewe de Zio, est une occasion exceptionnelle offerte à ses filles et fils de se retrouver, de revisiter et de revivre l’histoire de leur terroir.

« C’est la plus grande rencontre annuelle au cours de laquelle toutes les couches de la population renouent avec leurs identités culturelles, le plus grand instant de communion et de partage entre les descendants de la même maison, notre maison commune : le Zio. C’est aussi une occasion d faire valoir les richesses culturelles et les savoir-faire artistiques », a-t-il marqué.

La série des discours a été bouclée par le ministre en charge de la culture, Kossivi Egbetonyo. « C’est un jour particulièrement significatif dans l’histoire du peuple Ewe de la préfecture de Zio. Ce jour, pour la 49ème fois consécutive, ce peuple célèbre sa plus grande fête traditionnelle », a-t-il dit.

Selon lui, la culture reste à la vérité inépuisable. Mais, a-t-il poursuivi, « en face de l’état lamentable des infrastructures routières, devant les réalités du quotidien, le toit qui coule, les nids de poule sur les routes, l’état de déshérence des bâtiments scolaires ou de structures sanitaires ou même la souffrance humaine, quel poids la culture peut-elle avoir ? ».

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